Le Svastika

Publié le par Serviteur d'Odinn-Brahma

Nous voyons souvent en Inde ce symbole qui est un symbole religieux de l’hindouisme. Quelques explications sur l’origine et la signification de ce symbole que l’on nomme le svastika.

Le svastika (parfois appelé par abus de langage la svastika au lieu de la croix en forme de svastika) ou tel qu'on le représente la plupart du temps, est un symbole religieux d'origine aryenne et indo-européenne. On peut le décrire comme une croix composée de quatre potences prenant la forme d'un gamma grec en capitale (Γ).

Ce symbole est notamment utilisé en Orient dans la symbolique jaïne, hindoue et bouddhique, en Chine pour symboliser l'éternité.

Le nom svastika (स्वस्तिक) est un terme sanskrit apparaissant pour la première fois dans les épopées Ramayana et Mahabharata. Le Rāmāyana (रामायण en sanskrit) qui signifie en sanskrit « le parcours de Râma » est la plus courte des épopées de langue sanskrite composées entre le III° siècle av. J.-C. et le III° siècle de notre ère ; constitué de sept livres et de 24 000 vers, le Râmâyana est, avec le Mahâbhârata, l'un des écrits fondamentaux de l'hindouisme et de la civilisation indienne.

On peut l'analyser comme un mot composé de svasti et du suffixe diminutif -ka. Le sens de svasti est « bonne santé, bonne fortune » (c'est aussi une interjection équivalent au français « vive… ! »). Svastika peut donc se traduire comme « ce qui apporte la bonne fortune, ce qui porte chance ».

En tout état de cause, le symbole s'annonce directement comme un signe de bon augure.

Comme l'indique son nom sanscrit, le svastika est dans les mystiques orientales un signe de bon augure. Invention hindoue, il fut emprunté ultérieurement par les bouddhistes et les jaïnistes.

Il est principalement un symbole cosmique mettant en scène le mouvement perpétuel de rotation autour d'un point fixe, celui de l'univers qui subit toutes les évolutions, de tous les cycles, de la transcendance. Il représente plusieurs forces positives, comme Ganesh dans l'hindouisme, dieu que l'on invoque pour tout commencement comme étant celui qui écarte les obstacles, parfois représenté sur un lit de svastikas.

La découverte dès le XVIII° de la parenté entre les langues d’Europe et des langues du Nord de l’Inde avait éveillé beaucoup d'intérêt. L'Inde est devenue pour les intellectuels une alternative au monde méditéranéen comme source de la civilisation européenne. L'archéologue allemand Heinrich Schliemann (1822 – 1890), fut le premier à proposer que les symboles grecs découverts sur le site supposé de Troie étaient un symbole typiquement indo-européen, avatar du svastika indien, et que les Aryens pouvaient être des ancêtres des Européens. Le svastika était particulièrement familier des britanniques ayant servi dans l’armée des Indes, comme Rudyad Kipling, dont les livres étaient protégés par une couverture portant ce signe. L'une des nouvelles de « Histoires comme çà »  (édition 1911), "Le crabe qui jouait avec la mer", incluait une illustration pleine page par l'auteur représentant un socle de pierre en forme de svastika, mentionné dans la légende comme "marque magique", effacé dans les éditions ultérieures.

À partir de la fin du XIXe siècle et jusque peu avant la 2° Guerre Mondiale, le svastika a joui d'une certaine popularité dans le monde occidental. Il fut employé comme porte-bonheur, par exemple sur des cartes de vœux anglaises ou sur des pendentifs de montre de poche publicitaires émis en 1925 par Coca-Cola. Il fut adopté comme emblème par des clubs sportifs, des organisations (Baden-Powell l’introduisit en 1922 chez les scouts), des entreprises et même des unités militaires. Le British National War S avings Committee l'utilisa pendant la Grande Guerre.

Les billets émis par le gouvernement provisoire russe en 1917 portaient un svastika. La compagnie suédoise ASEA le prit comme logo de 1800 à 1933.

En dehors de sa valeur de symbole religieux, le svastika apparaît souvent aussi comme motif dans des constructions. On le retrouve dans certains dallages médiévaux, dans la décoration murale (fresque ponctuée de svastika) du Château de Chambord, à l’Opéra Comique de Paris, dans l’Eglise Sainte Sophie de Kiev et dans une synagogue de Judée construite sous les romains.

Source : Indiablog


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