Son et harmonie géométrique

Publié le par Serviteur d'Odinn-Brahma

La Géométrie sacrée et la structure musicale

 

La légende veut qu’Apollon (symbole de perfection) offrit une lyre à Orphée (symbole du printemps). En jouant de sa lyre, Orphée créait des harmonies qui unissaient toute la Nature dans la paix et la joie. Inspiré par cette tradition orphique de la musique et de la science, Pythagore de Samos fut probablement le premier physicien de l’Antiquité. En pinçant des cordes de différentes longueurs, Pythagore découvrit que la vibration sonore formait naturellement une séquence répétitive de sept tonalités ou notes. Comme les sept couleurs de l’arc-en-ciel ou une octave formée de sept notes (ex.: de do à do), la Création serait une matrice chantante de fréquences qui peuvent être expérimentées sous formes de couleur, de son et de matière et d’états de conscience. Cette corrélation du son, de la matière et de la conscience est importante. Comme le physicien William Tiller, de l’université Stanford l’a démontré, la conscience humaine imprègne son environnement.

 

La musique des formes atomiques

 

Les Volumes d’Or de Platon, formes basiques de la Géométrie sacrée, sont composés de cinq formes tridimensionnelles dont toutes les facettes se ressemblent. Chaque volume représente un des cinq éléments de la Création :

 

1. Tétraèdre : le feu

2. Cube : la terre

3. Octaèdre : l’air

4. Dodécaèdre : l’éther

5. Icosaèdre : l’eau

 

Le dodécaèdre, l’Univers et la forme humaine

 

Le dodécaèdre comprend douze facettes pentagonales. Il représente le cinquième élément connu sous le nom « éther ». Comme le dodécaèdre est composé de facettes à cinq côtés, les chercheurs en physique quantique aux États Unis et en France ont récemment formulé l’hypothèse qu’en se basant sur les dimensions des vagues cosmiques résiduelles du Big Bang, l’Univers est en réalité un dodécaèdre. A part le fait que les cinq volumes de Platon correspondent aux cinq éléments, il peut être démontré que l’homme est lié aux mêmes proportions dorées.

 

Chacune de ces pointes est en rapport avec le nombre cinq : cinq doigts au bout de chaque bras, cinq orteils au bout de chaque jambe et cinq ouvertures au visage. De plus, nous possédons cinq sens de perception physique. Les proportions dorées du cosmos et notre corps sont étroitement alignés avec l’harmonie musicale de la quinte. Si nous pouvons imaginer la forme dodécaèdre-pentagonale de ce Chant qu’est l’Univers avec la géométrie du corps humain, nous retrouvons dans les deux la divine proportion. L’Univers et l’humanité chantent des géométries et nous incarnons la géométrie !

 

Phi et l’Échelle des quintes en musique

 

La proportion dorée et le pentagramme (figure formant une étoile à cinq côtés) sont des concepts qui se confondent. Les angles des cinq côtés du pentagramme ont un rapport de 1.618, tout comme le Nombre d’Or, connu sous le vocable Phi. On retrouve l’intervalle de la quinte dans la plupart des musiques sacrées, elle a un effet d’harmonisation. C’est la première harmonie qui se fait entendre en pinçant une corde et c’est ce qui donne à la note toute sa profondeur et sa beauté. Cette particularité est caractéristique du chant grégorien. La majorité des musiques « les plus divinement inspirées », incluant celles des cultures indigènes, sont construites autour de cet intervalle.

 

Goethe disait : « L’architecture du sacré est une musique figée. » Il en va de même pour l’architecture du corps humain. La quinte musicale une « expression archétypale d’harmonie qui démontre l’emboîtement du microcosme et du macrocosme en un tout inséparable. »* En intégrant le rapport phi avec celui des autres intervalles de musique dans la conception des cathédrales et des temples anciens, les architectes intégraient les effets des intervalles de musique sur lesquels les proportions sacrées sont basées. Ces effets sont immédiatement ressentis, de manière harmonieuse, puissante et équilibrée, dès qu’on entre dans une cathédrale gothique ou un ancien temple égyptien. Être à l’intérieur d’un tel espace provoque en nous la même expérience que l’écoute de musique sacrée.

 

* McIntosh, Stephen Ian, The Harmonic Lyre

 

L’Échelle des quintes et la progression de Fibonacci

 

Dans l’Échelle des quintes, il existe une façon de relier la gamme musicale à la Géométrie sacrée. La suite des accords musicaux est en parfait parallèle avec la progression de Fibonacci. La progression de Fibonacci commence avec le nombre 1 et progresse en ajoutant ensuite les deux nombres précédents. Le deuxième nombre dans la séquence est aussi 1, puis 2, 3, 5, 8, 21, 34, 55, 89, 144 et ainsi de suite. Un graphique de cette séquence correspond presque exactement au graphique en spirale du Nombre d’Or. L’un est fini et l’autre est infini. « Ce qui est en haut est aussi ce qui est en bas ». Fibonacci a réalisé que la ramification, la floraison et les formes spiralées de la Nature suivent les mêmes lois uniformes que l’on retrouve dans les gammes musicales.

 

Pour plus d’informations : http://www.medson.net/diapasons-c&g.html

 

Macrocosme et microcosme sont liés

 

Platon, découvreur des « Volumes d’Or » croyait que la musique était la plus puissante de toutes les influences. Dans son traité Timée, il décrit la création numérique (vibratoire-musicale) de l’Univers physique et de l’âme qui l’anime. Il invite ses élèves à réanimer les anciens sites et temples sacrés de la terre avec le chant sacré des « chœurs perpétuels » pour rappeler les harmonies du Chœur céleste. Dans La République, Platon explique que le cosmos est retenu par huit spirales ou roues géantes animant le travail de huit femmes qui tissent la trame musicale de la Création. Chacune de ces spirales contient une planète et sur chaque planète, une sirène chante sa note et émet une couleur spécifique.

 

L’astronome Johannes Kepler (1571-1630), s’intéressait aux volumes platoniciens, à leurs rapports harmoniques et à la corrélation de ces formes avec les orbites et les fréquences sonores. C’est lui qui formula la théorie des tonalités musicales des différentes planètes et les gammes musicales des mouvements planétaires. Comme le rapporte Stephen Hawkins, Kepler a même été capable de déterminer que « les planètes s’exprimaient selon quatre types de voix » : soprano, ténor, contralto et basse. En découvrant la musique du cosmos, Kepler a démontré que les formes de vie sur Terre suivent les mêmes principes d’harmonie que ceux que l’on retrouve dans les étoiles.

 

Le Temple du Son

 

Il faut savoir que les grandes cathédrales gothiques, dont Chartres, Notre-Dame de Paris, Salisbury, Saint-Denis et Cluny, ont été conçues et construites en utilisant les principes de la Géométrie sacrée et des acoustiques harmoniques. L’architecture sacrée utilisée dans les cathédrales médiévales reflétait des propriétés acoustiques précises, à l’unisson des multiples chœurs perpétuels entonnés par les moines. L’auteur John Michel a étudié la tradition des chœurs perpétuels dans l’ancienne Bretagne et rapporte que ces chœurs étaient maintenus dans au moins trois sites : Glastonbury, Stonehenge et Llantwit Major au Pays de Galles. Dans le paysage, tous les sites formaient un cercle au centre duquel se trouvait un très vieux site druidique nommé Whiteleafed Oak. Michel trouva que ces sites sacrés étaient à égale distance l’un de l’autre et que leur localisation individuelle correspondait aux points du lever du soleil. De la même manière, la disposition des sites sacrés dans d’autres cultures comportait aussi une relation géométrique et ils étaient maintenus par la musique sacrée et les chants en synchronisme avec les saisons et les cycles cosmiques.

 

Émotion, Son et Forme

 

La science commence à peine à découvrir les interrelations du son et de la matière. À l’origine de la nouvelle science de la cymatique, le chercheur suisse Hans Jenny (1904-1972) a mené des expériences démontrant que lorsque des poudres inertes, des pâtes et des liquides étaient animés par des tons purs et audibles, ils formaient des schémas fluides qui reflétaient ceux que l’on retrouve dans la Nature, les arts et l’architecture. Il a démontré qu’il y avait une corrélation entre le son et la forme et qu’en fait la matière de l’Univers est une manifestation physique vibratoire. En photographiant des cristaux liquides, le Dr Masuru Emoto a démontré, sans l’ombre d’un doute, qu’il existe une correspondance entre la pensée humaine, les émotions et la matière qui nous entoure. Le Dr Emoto a prouvé aussi que l’eau traitée avec amour ou une belle musique subit un changement moléculaire et se change en formes géométriques harmonieuses. Dans le cas contraire, des molécules laides et déformées sont créées à cause de pensées chaotiques et d’émotions négatives.

 

Ces idées sont une réflexion moderne sur des principes intemporels bien connus des anciens et des cultures indigènes. Billy Yellow, un guérisseur navajo, résume cette idée ainsi : « Notre tâche est de chanter le monde, de chanter la beauté. Le monde est le miroir de notre chant. »

 

Ani Williams

pour le magazine Spirit of Ma’at dejanvier 2004

 

 

Cymatique : transformer le son en image pour pouvoir le comprendre, cette science est à l’origine d’une meilleure compréhension du langage des dauphins.

Commenter cet article

clovis simard 11/09/2013 03:40

LA GÉOMÉTRIE DE LA CONSCIENCE.fermaton.over-blog.com